Le Pavillon de la sono


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EarthBound

10/05/2011 08:16
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(Eh non pas de traduction anglo-francophone pourrie pour cette fois, mais si vous voulez, je peux rectifier ça).

EarthBound, aussi connu sous le nom de MOTHER 2 au Japon, est de ces innombrables jeux non sortis en Europe, même si ces dernières années le titre a pu être redécouvert grâce notamment à la présence de Ness dans les jeux Super Smash Bros (et je suppose que c'est la raison pour laquelle vous avez cliqué sur le lien menant à cet article).

EarthBound, sorti sur Super Nintendo (un vieux jeu donc) est un RPG (oui, encore un) écrit par Shigesato Itoi et dont le gampelay s'inspire grandement des Dragon Quest. Le jeu fut traduit et publié aux USA mais, contrairement à sa position au Japon, ne fut pas trop bien reçu et découragea Nintendo d'une quelconque sortie européenne. Néanmoins, même si le jeu requiert une certaine compréhension de la langue de Chaplin, il en vaut vraiment la peine (tout du moins, j'essaie de vous en convaincre).

>Goods
>Il existe quand même d'autres moyens de se procurer le titre...
(je parlais des brocantes, si si)

http://i803.photobucket.com/albums/yy316/DarkLinkZyw/earthbound.jpg



Le jeu narre la lutte de Ness et ses compagnons envers une menace mystérieuse nommée "Giygas", à la tête d'une armée d'extra-terrestres connus en tant que "Starmen". Pour les arrêter, Ness doit en gros récolter les huit mélodies de la planète qui pourront contrecarrer la toute-puissance de Giygas.

Très original.

La renommée du jeu ne vient pas vraiment de son scénario, mais de son ambiance plutôt loufoque, avec notamment des hamburgers trouvés dans les poubelles (qui soignent !), des New Age Retro Hippie (non, non, ce n'est pas Shika) qui agressent à coups de latte, des soucoupes volantes qui infligent ce qui donne un "raidissement" durant le sommeil, des champignons qui poussent sur la tête et bien plus encore. Les graphismes très colorés, bien mignons, ne font qu'accentuer la joyeuse humeur du titre en général.

>Check
>Aucun commentaire sur le "raidissement".

http://i803.photobucket.com/albums/yy316/DarkLinkZyw/eathsc1.jpg
Mon chien à moi ne fut pas aussi compréhensif.



La bande-son du jeu est très jazzy, surtout lors des combats, mais certains morceaux dérogent tout de même à la règle. Le tout colle bien à l'ambiance déjantée du jeu, qui ne semble pas vraiment se prendre au sérieux.

Mais tout ça n'est pas vraiment ce qui fait la renommée d'EarthBound vis-à-vis de tous ceux ayant réellement joué au jeu. La principale raison pour laquelle EarthBound demeure un classique intemporel vient surtout de son boss final, le fameux Giygas, qui fut pour beaucoup une des expériences vidéo-ludiques les plus uniques, intenses et... inoubliables jamais créées.

>Talk to
>L'association des rétro-vidéo-ludistes vous conseille de jouer le jeu seul, la nuit, quand personne n'est à la maison, par une nuit totalement silencieuse si possible. Il n'y a aucun piège.

http://i803.photobucket.com/albums/yy316/DarkLinkZyw/giygas.jpg
On l'avait remarqué.



Giygas est... Giygas, le boss final du jeu. Bref, l'image résume plus ou moins le tout.

Oh, ainsi que la... bande sonore qui accompagne le combat.

Bref, EarthBound est un jeu unique en son genre, mais avant tout une expérience. Son thème principal est l'importance des valeurs telles que l'amitié, le courage ou la sagesse. Si jamais l'envie vous prend de vivre une expérience mêlant deux extrêmes, n'hésitez pas à vous le procurer chez votre vidéo-ludico-boutique préférée (voire via d'autres moyens).


>Talk to
>Boing ! Parle Saturn ? Kay-O !



Dark Link

Aux Portes de Baldur

10/05/2011 08:02
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Lorsque l'on parle des jeux de rôles, quand il s'agit de jeux vidéo, l'on pense souvent à des titres tels que Final Fantasy, Pokémon (si si) ou bien encore... euh... hmm... c'est tout, apparemment, ce que le public connaît bien...

Pourtant, aux côtés de ces franchises nippones se côtoient des titres nettement moins connus du joueur lambda, et pourtant eux aussi catalogués en tant que jeux de rôle, mais plutôt que de proposer une belle aventure bien linéaire qui ne fait que remplacer un roman de plus ou moins bonne qualité, ces jeux, surtout issus des contrées plus occidentales (telles que le Canada), vous offrent toute une autre expérience : celle de l'immersion. A l'occasion de la sortie récente de Dragon Age II, une belle occasion se présente sous mes doigts de rédacteur pour vous parler de Baldur's Gate, prédécesseur du acclamé successeur spirituel Dragon Age : Origins.

Baldur's Gate, un jeu culte parmi les joueurs plus anciens, vous propose une aventure épique à travers la Côte des Epées, tirée tout droit de l'univers heroic-fantasy de la saga Dongeons et Dragons. Le jeu est sorti en 1998, et je vous conseille vivement de vous ruer dessus si vous le trouvez chez votre jeuxvidéoiste préféré, étant donné qu'il ne sera probablement jamais réédité.

Avant de commencer l'aventure, plutôt que de vous proposer une cinématique, le jeu vous mènera à l'écran création de personnage, où en plus de son nom et de son sexe, il vous faudra également décider de sa classe, race, compétences, statistiques, apparence, voix, et s'il est gentil/méchant, plutôt gentil/plutôt méchant voire très gentil/très méchant.

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Je ne vais rien dire sur le fait qu'apparemment, même le jeu se moque de ma tête (hormis le fait que ces statistiques reflètent affreusement bien mes capacités).



...Heureusement que vous pourrez toujours sélectionner un personnage pré-construit si vous commencez déjà à décrocher (rââh c'te djeuness élevée à la Fainal Fantaisie 22 !).

Vous voilà donc prêt pour être propulsé dans le monde de Baldur's Gate.

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Tous les décors ont été dessinés à la main.



Le jeu est extrêmement vaste, et, chose rare, le joueur est libre d'explorer à sa guise la quasi-totalité du monde une fois hors des portes de Château-Suif. Cela peut bien sûr être intimidant pour les habitués du linéaire, mais il reste toujours le journal au cas où le joueur s'embrouille. L'exploration est toutefois vitale pour ceux qui désireraient accomplir des quêtes annexes, rencontrer/recruter certains personnages ou trouver certains objets rares, qui sont disséminés à travers le monde.

Les dialogues et voix sont magnifiquement exécutés et reflètent bien la personnalité des interlocuteurs. Bien sûr, les choix que le joueur effectuera lors ou en dehors des dialogues auront de multiples impacts sur le futur.

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Ils sont partout !



Au cours de l'aventure, le joueur pourra recruter jusqu'à cinq membres dans son groupe. Ces membres pourront ainsi se compenser par leurs différentes classes et compétences, mais également par leur alignement (à quel point ils sont gentils/méchants, certains risquant d'approuver davantage le massacre d'un village que d'autres). On n'oubliera bien sûr pas de mentionner les remarques qu'ils émettront au cours des combats ou à propos de vos différents choix (ou juste se plaindre).

Les combats quant à eux, bien qu'assez compliqués (le joueur peut décider de tout jouer en temps réel ou avec des pauses), ne nécessitent pas trop de temps à prendre en main. Bien que réussi, le combat n'est pas la qualité principale du jeu.

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Après les pigeons, les rats !



Le joueur pourra remarquer qu'il est libre d'exécuter son aventure comme il lui plaît : que ce soit en brigand qui massacre les villages pour violer leurs biens (euh, j'ai l'impression de m'être trompé quelque part ?) ou en chevalier idiot qui accomplit toutes les quêtes les plus stupides les unes des autres avec le sourire. Cela aura quelques conséquences en cours de route (comme quelques gardes furieux) mais ne vous empêchera pas d'atteindre la fin du jeu. Après tout, peu importe que le héros soit une enflure : il reste le héros.

Bien que le jeu puisse sembler assez vieux, il reste beau avec ses décors très détaillés et ne risque pas de déplaire à ceux qui ne se soucient pas trop de l'aspect visuel. En d'autres termes, il s'agit d'un jeu de rôles extrêmement immersif avec une bonne dose d'exploration. Bref, [flashback]je vous conseille vivement de vous ruer dessus si vous le trouvez chez votre jeuxvidéoiste préféré, étant donné qu'il ne sera probablement jamais réédité.[/flashback]

Ce jeu a obtenu 10 DLP* sur 10, et est donc incontournable.

*Dark Link Points



Dark Link

Crows Zero ou Le mec qui voulait devenir le plus fort.

30/04/2011 20:33
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Quand on me parle de films japonais, à part Ultraman, rien ne me vient à la tête. Alors je me suis dit qu'il était temps d'élargir un peu le peu que je connaissais de l'univers cinématographique nippon. Je me suis donc tourné vers Crows Zero, un film sur lequel j'ai beaucoup entendu parler en bien à coup de "Ça défonce du mammouth !!", "Ça poutre du ninja !" et autre.

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Crows Zero
est adapté du manga Crows d'Hiroshi Takahashi, mais je ne l'ai pas lu, du moins pas encore. Focalisons-nous donc essentiellement sur le long métrage. Alors en gros, ça raconte la passionnante histoire de Genji Takiya, un jeune voyou plein d'ambitions qui entre en Terminale au lycée Suzuran, surnommé le "Lycée des corbeaux" (d'où Crows), un des pires lycées de tout le Japon. Son but ? Devenir le "bancho" de Suzuran, la personne la plus puissante et la plus respectée. Voilà. Et il devra s'imposer aux autres bandes de son école à coup de pointure 40 dans la tronche, de pains et de pêches. Je vous dis tout de suite que c'est très violent, même si il n'y a pas de morts.

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Coucou, moi c'est Genji. Tu veux être mon ami ?

Il rencontrera sur son chemin des compagnons comme des ennemis, mais aussi d'autres personnages assez neutres. Là où ça devient drôle, c'est que Genji règle tout par les poings, quelle que soit la situation, même à 20 contre 1. Quel homme. Quel inconscient plutôt... Je suis nouveau à l'école, je veux me faire connaitre ? Baston !! Des yakuza sont devant l'école et cherchent un mec que je ne connais même pas ? Baston !! J'ai besoin d'alliés pour agrandir ma toute nouvelle bande ? Baston !! Ma copine s'est fait kidnapper ? Baston !! Mon copain s'est fait prendre dans une embuscade ? Bon vous connaissez la réponse... Et tout cela se passe dans un bain de sang, chaque voyou perdant environ 2 litres de faux sang par bataille.

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Baston !!

Il n'y a vraiment pas grand chose d'autre à dire de Crows Zero, à part peut-être une bande son vraiment exceptionnelle agrémentée de pistes Rock, Pop et dans les moments calmes, de Blues/Folk. Le tout se mélangeant très bien avec les différents passages du film. Un autre point positif du film, ce sont surement les décors. Ils se sont amusés à écrire et à salir tous les murs et meubles d'un bâtiment pour reproduire le lycée de Suzuran, et même si cela confère un côté assez cliché d'un lycée de voyous, il faut avouer que ça ajoute du charme à l'ensemble.

En conclusion, Crows Zero n'est pas un mauvais film, ni le meilleur de son genre, mais il suffira à vous divertir pendant deux heures, le temps de redécouvrir la définition de l'amour et de la fraternité. Encore une bonne raison de le voir : vous n'avez pas besoin de réfléchir devant Crows Zero, l'intrigue étant tellement simple que même le regarder à partir de la fin n'y changerait rien.

DeathZ

(You need) Pony Pony Run Run

03/04/2010 11:42
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Avec cet article, je ne risque pas de vous faire découvrir un groupe. Oh non, vu que le groupe que je vais vous présenter est depuis quelques mois plutôt connu dans notre pays. Toutefois, je vais essayer de vous donner envie d'écouter ce qu'il fait ; ce qui ne sera pas facile, vu les préjugés que certaines personnes ont, vis-à-vis de...

Pony Pony Run Run !

http://www.combo95.org/files/articles/img/pony-pony-run-run.jpg

Ce nom ne vous évoque pas quelque chose ? Eh bien si c'est le cas, c'est tout à fait normal. Puisque comme je l'ai dit plus haut, ce groupe est loin d'être underground ces derniers temps. Enfin, je reviendrai plus en détail là-dessus plus tard... dans quelques lignes, quoi.

Poney Poney Courir Courir... What ?!

Pony Pony Run Run (que l'on abrégera PPRR dans la suite de cet article) est un groupe français formé dans les années 2000 à Nantes. Il est composé de trois membres, Gaëtan à la guitare et au chant, Amaël à la basse et Antonin aux claviers.
C'est un groupe qui a œuvré pendant quelques années dans l'ombre, avant la sortie de leur album, You need pony pony run run. Et plus précisément la sortie de leur titre « Hey You », véritable phénomène sur toutes les radios de France.
Le groupe a d'ailleurs reçu il y a quelques temps une victoire de la musique dans la catégorie « meilleure révélation public de l'année ». Ce qui confirme que le groupe n'est définitivement plus un inconnu, et que leur succès est bel et bien là !

Un disque mais tout un phénomène.

À l'heure qu'il est, le groupe n'a sorti qu'un album (réédité plusieurs fois, avec plus ou moins de bonus). Mais quel album ! Véritable phénomène comme dit plus haut, vu que l'album s'est énormément vendu (et qu'il a été écouté en masse sur certains sites).
Sans plus attendre, voilà la bête.

http://adrenalyn.net/photos/albums/2202_pony-pony-run-run-cover.jpg

C'est un album qui est constitué de plusieurs styles différents. Il peut aussi bien toucher au rock, comme à l'électro, en passant par de la pop, ou des sons rappelant les musiques des années 80. C'est donc un disque aussi complet que le groupe qui l'a conçu, qui touche à tout, et qui essaie de tester le plus de choses possibles.
Cet album est sorti en Juin 2009, et si je peux vous donner un conseil : écoutez-le. Ou au mieux, achetez-le. Je peux vous dire avant de donner mon avis à proprement parler, que ce n'est pas du tout de l'argent jeté par les fenêtres... au contraire.

You need pony pony pony run run.

Vous avez besoin de PPRR. C'est clair. Ou du moins, vous ne le savez pas encore.
Sans vous mentir, ce groupe a vraiment été une grosse révélation pour moi. Avec lui, je n'ai pas forcément découvert quelque chose de underground ou de quoi me la péter sévère auprès de mes potes, mais sans aucun doute de l'excellente musique. Une musique empreinte de plusieurs styles différents, qui touche à tout, et qui sonne bien, voire parfaitement bien. Un son qui est propre à ce groupe, et qui ne correspond désormais qu'à lui.
En bref, l'homme que je suis a découvert de la bombe en écoutant ce groupe ; et c'est pour cela que je vous conseille vivement de l'écouter sans attendre.

Je n'irai pas plus loin dans cet avis, vu que je ne sais pas trop quoi raconter, tant je trouve que ce groupe est excellent. Donc pour conclure, voilà quelques petites chansons, qui je l'espère vous donneront envie d'en écouter d'autres.

Out of control
Hey You
Hey You – version acoustique en live

Et n'oubliez pas...

YOU NEED PONY PONY RUN RUN !

http://media.paperblog.fr/i/263/2633653/live-pony-pony-run-run-L-1.jpeg


Hachimaki

Porcupine Tree

27/12/2009 21:11
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Au hasard de conversations, de lectures, d'écoutes ou de vagabondages sur le net, il nous arrive de croiser et recroiser un nom. Ce nom peut cacher un groupe de musique, un auteur, un dessinateur, un réalisateur, bref, un artiste au sens large ; toujours est-il que par une suite de coïncidences, il revient souvient. Le point commun entre ces multiples rencontres est qu'à chaque fois, la personne qui en parle le fait en termes élogieux. Évidemment, si vous partagez les goûts de cette personne, ou si vous vous laissez convaincre par ses arguments, vous décidez d'aller à la rencontre de ce nom. En toute logique, vous commencez par aller voir tout ce qui a été fait qui porte la marque de ledit nom.
Et soudain, c'est le drame.
L'auteur a une bibliographie longue comme un bras de Godzilla, le réalisateur a fait suffisamment de films pour traverser le Chili (dans le sens Nord-Sud) en déroulant toutes ses bobines, le dessinateur est un mangaka avec une série de plus de 50 tomes et qui se porte très bien, merci pour lui, ou le groupe possède une discographie qui vous fera tenir plusieurs semaines d'écoute assidue afin de bien se familiariser avec l'ensemble de l'œuvre...
C'est ce dernier point qui nous intéresse, puisque c'est ce qui m'est arrivé avec Porcupine Tree.
Mais bon sang, qu'est-ce que ça valait le coup.


Mais qu'est-ce que c'est que ce nom à coucher dehors ?
Porcupine Tree est un groupe anglais formé en 1987. Le style de ce groupe est difficile à définir, parce qu'il a énormément évolué au fil du temps et des albums. Il faut avouer qu'en près de 23 ans d'existence, ils ont largement eu le temps pour cela. Actuellement, le consensus semble être au niveau du rock/métal progressif, ce qui reste quand même assez large. Sachant qu’il est passé par le rock ambiant et le rock psychédélique. Il n'empêche que quoi que Porcupine Tree fasse, il le fait très bien.
Une présentation rapide des membres, parce qu’ils sont tellement sympathiques.
Toutes les photos sont ©Diana Nitschke 2009.

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Steven Wilson – Guitare et chant


Fondateur et leader du groupe. Ultra-reconnaissable avec son look d’éternel adolescent (cheveux longs et lunettes), c’est un guitariste d’exception et un parolier de génie.

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Richard Barbieri – Claviers


Plus le temps passe et plus il a de claviers !

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Colin Edwin – Basse


Lui aussi possède un look ultra reconnaissable, grâce à son béret. En plus, il est toujours souriant.

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Gavin Harrison – Batterie


Ce type est un véritable maître de la batterie, la façon dont il est capable de s’en servir est impressionnante.

A noter qu’ils se produisent avec un deuxième guitariste, qui fait aussi des accompagnements vocaux, mais je n’ai pas réussi à trouver son nom.


Rétrochronologie
Parce que ce sont les albums les plus récents que je connais le mieux.
Et aussi parce que ça m'amuse.
NB : J’ai fait de mon mieux pour rendre cet article le plus exhaustif possible, mais je n’ai pas réussi à trouver des versions écoutables en ligne de tous les albums, c’est pourquoi certaines descriptions seront très succinctes. Au moins, vous aurez une bonne idée de ce qu’a produit le groupe.

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The Incident (Septembre 2009)


Le dernier album de Porcupine Tree fait partie de ces albums qui forment un tout, encore plus qu'un album lambda, dans le sens où chaque chanson est indissociable des autres. Chaque chanson a une place logique, puisqu'en quelque sorte, cet album raconte une histoire. Il y a un début, un milieu et une fin, comme un récit en aurait. Ce n'est pas étonnant quand on considère le titre : l'album raconte l'avant, le pendant et l'après « l'incident ». Au sens large, puisqu’apparemment, plusieurs histoires se croisent, permettant ainsi d’aborder tous les aspects du terme. L’album n’est plus alors seulement récit, il est aussi thématique.
L'intro (Occam’s Razor plus The Blind House) remplit très bien son travail, annonçant un album aux sonorités variées. Tant il est vrai que la chanson The Incident sonne différemment à l'oreille des autres. L’avant et l’après se justifient par le côté dérangeant de cette chanson, tout comme l’est un incident. Ainsi les notes métal de la première partie laissent une plus grande place à un style plus coulé, presque folk (je préviens que ma perception de ce terme vaut ce qu'elle vaut), sur Time Flies notamment, ainsi que I Drive The Hearse, chanson finale de l’album. Cet album est donc une vraie réussite dans la forme et le fond.

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Nil Recurring (Septembre 2007)


EP sorti peu après Fear Of A Blank Planet, car les chansons présentes ont été enregistrées pendant la même session qui a donné naissance à cet album.

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Fear Of A Blank Planet (Avril 2007)


Il s'agit probablement de l'album le plus abrupt du groupe. Seulement six chansons, mais toutes d'une force, presque d'une agressivité, sans toutefois trop pencher du côté négatif de ce terme, qui ne laissent pas indifférent. Il n'y a qu'à écouter la toute première chanson, Fear Of A Blank Planet, qui annonce le ton de tout l'album. Même la dernière chanson, Sleep Together, qui surprend par son décalage entre le titre et le ton adopté, n'échappe pas à la règle. Tout ceci n'empêche pas quelques airs plus lyriques, notamment sur Anestethize, mais l'ambiance reste globalement la même.
Même en étudiant les albums rétrochronologiquement, on voit que Porcupine Tree a à cœur de produire des albums cohérents.

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Deadwing (Mars 2005)


Encore un album avec deux ans d'écart entre lui et le suivant. Pourvu que ça dure.
Deadwing est un album pour le moins surprenant. Même s'il apparaît comme le moins cohérent des albums écoutés jusque-là, c'est une fausse impression. Au début, je ne l'écoutais que pour la chanson phare, Arriving Somewhere (But Not Here). Puis, petit à petit, chacune des chansons s'est emboîtée autour de celle-là, comme si Arriving... était le pilier central et que les autres étaient d'autres piliers, tout aussi importants pour soutenir l'ensemble, mais que ce n'était pas ceux que l'on voyait en premier. Je recommande fortement Mellotron Scratch et Open Car. Il n'empêche que cette chanson centrale exprime très bien l'ambiance générale qui se dégage de cet album : une ambiance perdue, d'égarement, avec un soupçon d'immobilisme, même si l'on sent en transparence qu’il est toujours possible d’avancer au final. Cette ambiance est d’ailleurs tellement bien retranscrite qu’elle en devient visuelle aussi. Ce qui est plutôt puissant parlant de musique.

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Warsawa (Février 2004)


Cet album est tiré d'un live, enregistré, comme son nom l'indique, à Varsovie, pour une radio polonaise. Je n'ai du l'écouter qu'une seule fois, mais il contient certaines chansons parmi les plus magnifiques et touchantes du groupe : Even Less et Stop Swimming, par exemple.
Ainsi que Voyage 34, mais j'en reparle plus bas.

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In Absentia (Septembre 2002)


Voici l'album le plus sombre de Porcupine Tree. Il s'en dégage une atmosphère de fragilité, de détresse même, ce qui est presque déstabilisant. Il n'y a qu'à écouter Heartattack In A Layby pour s'en rendre compte. En même temps, il s'agit probablement de l'un des plus beaux albums du groupe. Certaines chansons sont magnifiques (Trains, The Sound Of Muzak). Il finit d'ailleurs sur la chanson à la plus forte charge émotionnelle de tout le répertoire du groupe : Collapse The Light Into Earth (j'en ai des frissons rien qu'à écrire le titre).
In Absentia occupe une place toute particulière dans mon panthéon musical personnel.

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Stars Die : The Delerium Years 1991-1997 (Mars 2002)


Best-of du groupe qui, comme son nom l'indique, se concentre sur la période 91-97. Certaines chansons y sont présentes sous la forme d'enregistrements inédits auparavant (Up The Downstair, Fadeaway, The Sound Of No One Listening). D’autres sont des inédits (Synesthesia, Phantoms).

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Metanoia (Décembre 2001)


Réédition d'un vinyle sorti quelques années auparavant, ce sont des improvisations enregistrées pendant l'enregistrement d'un autre album (Signify). Le génie du groupe s'exprime.

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Recordings (Mai 2001)


Album très spécial sorti uniquement à 20 000 copies. Sachant qu’il contient des pistes introuvables sur les autres albums, il va sans dire qu’il définit la notion même de collector.

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Lightbulb Sun (Mai 2000)


Cet album contient plusieurs des chansons parmi les plus efficaces du groupe. Four Chords That Made A Million, ballade rock très entraînante ; Shesmovedon, chanson douce-amère et prenante ; Last Chance To Evacuate Planete Earth Before It Is Recycled, mélancolique et poétique ; Hatesong, surprenante malgré son titre ; Russia On Ice violemment belle. Une valeur sûre.

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Voyage 34: The Complete Trip (Avril 2000)


L'album qui assoit définitivement la position de Porcupine Tree comme un groupe progressif. La forme : 4 chansons de plus d'un quart d'heure chacune. Le fond : les chansons sont des recueils de témoignages de trips sous LSD. Ce qui donne évidemment une musique psychédélique, inventive, qui n'est pas sans rappeler les maîtres même du progressif : Pink Floyd. Voyage 34 mérite bien son nom : l'écouter est en soi une expérience et un voyage.

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Stupid Dream (Mars 1999)


Cet album est une perle, une réussite majeure du groupe. Chaque chanson sonne juste et nous touche. Rien que le fait qu’il commence par Even Less annonce la couleur. L’écriture est à son meilleur niveau pour chacune des chansons. Mais surtout, ce qui impressionne chez cet album, c’est sa construction. Toutes les premières chansons de l’album réussissent à être positives, malgré des titres peu enclins à cela, comme Even Less ou Don’t Hate Me. Mais lorsque l’on arrive à Smart Kid on découvre une fragilité qui rappelle (ou annonce, si on ne l’a pas encore écouté) In Absentia. Puis arrive la dernière chanson, Stop Swimming. Et là le titre de l’album prend tout son sens : le rêve stupide prend fin, nous arrêtons de nager en son sein, la réalité nous rattrape. Garanti de vous marquer.

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Coma Divine (Octobre 1997)


Live du groupe, enregistré à Rome. Il reprend majoritairement des titres du groupe de l'album qui était sorti peu auparavant à l'époque, Signify, ainsi que du précédent, The Sky Moves Sideways. Et il le fait bien. Je pourrais citer TOUTES les chansons, tellement elles sont sublimées par la performance live du groupe. Mais si je ne devais en citer qu'une, je citerai Radioactive Toy : l'une des premières chansons du groupe, elle gagne ici en longueur et en force, grâce à un rythme plus lent qui sublime la montée en puissance au final dévastateur de la chanson.

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Signify (Septembre 1996)


Un adjectif qualifie presque à lui seul cet album : onirique. Pas seulement à cause de la présence de The Sleep Of No Dreaming, l’une des chansons du groupe que je trouve les plus fortes. C’est toute une atmosphère diffuse qui se dégage de cet album, surtout de par la présence de chansons uniquement instrumentales, le meilleur exemple étant Waiting Phase Two, comparée à Waiting Phase One juste avant. De plus, les samples de voix utilisés par le groupe ont un côté fantasmagorique qui s'ajoute à l’ambiance générale. La phrase concluant l’album est une perle d’incongruité.
À noter que la réédition de cet album contient un disque bonus, joliment nommé Insignificance, contenant des versions précédemment non sorties en album de certaines chansons.

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The Sky Move Sideways (Février 1995)


Cet album est porté presque à lui seul par la chanson qui lui donne son titre, pur concentré de rock progressif de plus de 30 minutes, en deux parties, lui permettant d’être à la fois l’intro et la conclusion de l’album. Le morceau part du rock classique jusqu’à dériver dans le psychédélique, sans jamais perdre celui qui écoute. Mais les autres chansons valent le coup aussi. Dislocated Day réussit à être presque plus psychédélique, si c’était possible. The Moon Touches Your Shoulder transporte en douceur dans son univers. En bref, un album tout en ambiance. La réédition contient un cd bonus avec des versions alternatives ou improvisées de certaines chansons (respectivement The Sky Move Sideways et Moonloop de l’album précédent).

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Up The Downstair (Mai 1993)


Up The Downstair est sans aucun doute l’album le plus mélodique du groupe. Les chansons instrumentales qu’il comporte en sont la preuve (Burning Sky, Fadeaway). Mais surtout, ce sont les paroles qui comptent le plus. La chanson introductive, What You Are Listening To, joue avec nous en se coupant net avant la fin d’une phrase. Des titres comme Always Never
et Not Beautiful Anymore regorgent de poésie et de sens. De plus, avec le disque bonus de la réédition de 2004, on gagne cinq chansons dans la même veine que le reste de l’album, comme Rainy Taxi et son ambiance inimitable et Yellow Hedgerow Dreamscape, au titre le plus improbable qu’il m’ait été donné de voir. Porcupine Tree continuait sur sa lancée et il le fait toujours.

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On The Sunday Of Life (Juillet 1991)


Si le second album était mélodique, le premier est psychédélique. La musique semble parfois déformée, le rythme brisé, la voix mutée. Certaines chansons sonnent même d’une manière qui n’est présente sur aucun autre album (Jupiter Island, Linton Samuel Dawson). Le côté psychédélique ressort très bien lorsque l’on considère les titres de certaines chansons (Message From A Self-Destructing Turnip, Begonia Seduction Scene…) et leur contenu n’est pas en reste. Pour continuer sur les titres, certaines en ont un qui colle tellement bien que c’en est presque effrayant. Je vous mets au défi de ne pas ressentir le sentiment nommé en écoutant The Nostalgia Factory. Quant à Space Transmission, c’est évident au possible, grâce à sa forme particulière. And The Swallow Dance Above The Sun se paie même le luxe d’avoir des sonorités trip-hop ! Et, si vous vous posiez la question : oui, Radioactive Toy était déjà à l’origine belle, forte et poignante. Bref, dès le départ, Porcupine Tree était excellent. Rien d’étonnant à ce que les années aient rendu le groupe génial.


Performances live

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DVD : Arriving Somewhere... (Août 2006)


Ce DVD vidéo est le seul que le groupe ait sorti. Il s’agit d’un concert datant de 2005, lors de la tournée de promotion de l’album Deadwing. Pas étonnant dans ce cas que les chansons proviennent majoritairement de cet album, ainsi que du précédent (In Absentia), puis de Stupid Dream.
Ce qui frappe le plus en découvrant le groupe en concert, c’est l’importance donnée au visuel. Pour celui-ci, Porcupine Tree se produit avec des vidéos projetées en arrière plan de la scène. C’est une pratique courante, mais la c’est la teneur de ces vidéos qui est intéressante : elles sont vraiment en harmonie avec les chansons jouées. On se retrouve face à des vidéos artificiellement vieilles, au défilement accéléré, rendues non-naturelles. L’ambiance étrange de Deadwing est rendue à merveille et l’expérience du concert ne s’en vit qu’encore plus.
Ensuite, ce que l’on remarque, c’est Steven Wilson. Au centre de la scène, alternant guitare électrique et acoustique, il vit la musique comme personne, on sent qu’elle le traverse et qu’il la transmet au public de tous les moyens possibles. Sa gestuelle des mains en particulier. C’est presque un spectacle à lui tout seul. Bien sûr, les autres membres ne sont pas en reste : comment ne pas sourire avec Colin Edwin, qui semble toujours tellement content d’être là ? Comment ne pas admirer la performance de Gavin Harrison ? Ne pas vibrer avec le deuxième guitariste, ou se sentir complice de Richard Barbieri derrière ses remparts de claviers ?
En ce qui concerne la performance elle-même, elle transporte. De Open Car à Heartattack In A Layby, en passant par Don’t Hate Me, chaque chanson est sublimée. Le fait de placer Arriving Somewhere But Not Here en milieu du concert montre de plus le côté pilier de cette chanson. Enfin, finir par Trains, chanson unanimement reconnue par les amateurs comme étant parmi les plus magnifiques du groupe, assure un final parfait.
Ajoutez à cela un deuxième DVD avec d’autres chansons en live (dont une version de Radioactive Toy), des vidéos de live et des clips projetés lors des concerts, ainsi qu’une vidéo complètement dingue intitulée Cymbal song (le titre veut tout dire) et vous comprendrez pourquoi Arriving Somewhere… a enfin comblé les attentes de ceux qui voulaient désespérément un DVD du groupe.


Concert : The Incident Tour (Novembre 2009)

J’ai eu la chance d’assister à un concert de Porcupine Tree récemment. Ils revenaient pour la première fois depuis une bonne dizaine d’années à Lyon, pour un concert de leur tournée suivant la sortie de The Incident.
J’ai été comblé par ce concert, alléché comme je l’avais été par Arriving Somewhere… Le concert promouvait donc The Incident et ce dernier étant, comme je l’ai dit, un album-tout, la première partie du concert était entièrement consacrée aux chansons de cet album, jouées dans l’ordre significatif qui le caractérise, sans interruption. La performance était là encore accompagnée de vidéos. Vidéos qui servent et éclairent, en quelque sorte, l’ambiance de l’album. Elles étaient diverses, du film à l’animation 2D en passant par le stop motion. Toujours oppressantes (Occam’s Razor) voire à la limite du malsain (The Incident, chanson à l’identité visuelle la plus forte), ou simplement nostalgique (Time Flies), elles remplissaient parfaitement leur rôle de sublimer les chansons. Je vous assure que voir une série de photos dont le sujet veut cacher l’objectif avec sa main, ou un accident de voiture avec verre qui vole au ralenti, ça marque. Les chansons en elles-mêmes ne sont pas en reste, Drawing The Line par exemple, gagne une force en live qui mérite d’être vue. Encore une fois, la gestuelle de Wilson et sa quasi-transe musicale pouvaient être admirées.
La deuxième partie du concert survient dix minutes pile après la première (il y avait même un compte à rebours projeté sur l’écran de la scène !). Cette fois-ci, des chansons plus anciennes sont jouées, en suivant le même schéma en boucle : une chanson d’un ancien album, une chanson tirée de Fear Of A Blank Planet. Nous avons ainsi été gratifié de : The Start Of Something Beautiful, Anesthetize, Stars Die, Way Out Of Here puis une chanson dont je ne n’ai pas su retrouver le titre. Après cela, Steven Wilson décide d’arrêter de jouer avec le public en avouant qu’il leur reste à jouer des chansons tirées d’In Absentia (cris dans la salle). Et c’est parti pour The Sound Of Muzak et Trains, décidément une excellente chanson finale. A noter un petit bémol sur le manque apparent du public français quant à chanter un passage d’une chanson en anglais. Tant pis, taper dans les mains c’était bien aussi selon le chanteur. Avant de nous quitter, le groupe rend hommage à son membre américain puisque ce jour-là, c’était Thanksgiving (« Even if we don’t know what giving they’re thanking for » dixit Steven). Ainsi le deuxième guitariste a-t-il reçu une ovation du public tandis que le refrain de Born In The USA (de Bruce Springsteen) était joué.
Puis c’était fini. J’avais perdu près de 25% de mes capacités auditives, mais putain, ça valait le coup.

Pour finir, je tiens à vous féliciter si vous avez tout lu. Porcupine Tree est un groupe que j’ai découvert sur le tard, mais qui s’est élevé plus rapidement que n’importe quel autre dans mon Panthéon musical personnel. Je ne peux que vous encourager à faire l’expérience, vous ne serez en aucun cas déçu. Porcupine Tree, c’est Puissant et ça Transporte.

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TheEdgeWalker

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